La photo-thérapie brève

La photo-thérapie brève, c’est la contraction de photo-thérapie et thérapie brève. Elle a pour objet d’utiliser la photographie dans un but thérapeutique, comme outil principal de la thérapie. J’ai décidé de créer cette appellation qui convient le mieux à mon approche thérapeutique mêlant ces deux pratiques.

  • La photo-thérapie, c’est s’interroger sur l’image de soi à travers une séance photo. Par la prise de vue, on vient porter sur soi un regard différent, s’interroger sur notre apparence et notre existence au monde. Dans ma pratique, je ne me limite pas à la prise de vue mais j’utilise tous les aspects de la photographie (partir de photos déjà existantes par exemple).
  • La thérapie brève, c’est une forme de thérapie orientée vers un objectif et une solution. Comme son nom l’indique, elle est brève : en moyenne entre 5 et 10 séances. La spécificité de la thérapie brève, en comparaison aux thérapies classiques, est de ne s’intéresser qu’aux manières de résoudre une problématique, plutôt que de se pencher sur les causes. Ainsi, on n’analysera pas l’enfance, les blessures du passé ou encore les traumatismes, mais on s’intéressera aux conséquences que cela a pour la personne aujourd’hui très concrètement, à ses croyances limitantes, aux blocages que cela engendre, et ce qu’elle peut essayer de nouveau pour essayer de les contourner. L’approche est davantage dans l’action, la mise en mouvement. Ainsi, la thérapie brève peut être complémentaire à une thérapie classique, car elle s’intéresse à des aspects différents.

La photographie comme outil, la thérapie brève comme contexte

J’ai rapidement vu au fil de mon parcours de photographe que les personnes qui venaient me voir, par exemple pour une problématique liée à un complexe physique, avaient en réalité une problématique beaucoup plus profonde que « juste un complexe ». Le corps est souvent l’alibi, le bouc émissaire parfait pour rendre visible un mal profond, et porter le chapeau. Ainsi on l’accuse de tous les maux, ce qui est bien pratique pour ne pas aller interroger la blessure plus profonde. Et on se demande pourquoi ce complexe a tant d’impact dans notre vie : au fond ce n’est pas rationnel ! Et pour cause : en interrogeant un « je n’aime pas mon ventre« , on peut très rapidement toucher à « je n’ai pas le droit d’exister« . Ne s’intéresser qu’au complexe sans interroger ce qu’il représente, ce n’est que mettre un joli pansement sur une plaie ouverte.

Pourquoi la photo ?

La photographie est un médium puissant pour marquer le présent, et permettre ainsi de le questionner. La photo est souvent présente dans les moments les plus importants de la vie : naissance, mariage, diplôme… Autrefois déjà, mais encore plus aujourd’hui où elle fait partie du quotidien. Elle fige, elle permet un temps d’arrêt, comme une preuve d’existence au monde. Dans une démarche thérapeutique, elle a l’avantage de laisser une trace physique et palpable qui permet de se rappeler du chemin parcouru et d’ancrer toutes les nouvelles réalités sur soi que l’on a pu découvrir au fil de la thérapie.

Autre particularité de la photo : généralement, elle fait peur ! Pour beaucoup de personnes, l’appareil photo est source d’angoisse, et il peut être intéressant d’en interroger les raisons. Parfois, c’est la peur de « se voir » et de ne pas s’apprécier physiquement (peur imaginée ou basée sur des mauvaises expériences), parfois cela peut aller plus loin, et toucher à la notion même d’existence et de place dans le monde. En comprenant et surmontant cette peur, un grand pas peut être franchi. On peut presque considérer cela comme de la thérapie d’exposition sur certains aspects.

La photo, et l’art de manière générale, permet aussi, à la différence des thérapies classiques, de ne pas utiliser que le langage pour parler de soi et de son vécu. Car parfois les mots ne sont pas suffisants pour exprimer les émotions. Par cette manière détournée, l’inconscient peut venir s’exprimer, se révéler, s’apaiser. Tout n’est pas obligé d’être mis en mots.

Dans ma pratique de photo-thérapie brève, la photographie sera l’outil principal de cette thérapie, sous toutes ses formes :

  • séance photo (je vous prends en photo, et on analyse ensemble ce que vous y voyez),
  • analyse des photos déjà existantes (portraits de vous, photos d’autres personnes, photo d’identité, photos de famille…),
  • « photographie hybride » (re-travail sur des tirages photos, cette pratique s’oriente vers l’art-thérapie),
  • utilisation de la photographie dans votre quotidien,
  • etc.
Chloé en séance de photographie hybride

Une thérapie créative et « vivante »

Si nous pensons les choses comment nous les avons toujours pensées, nous penserons toujours de la même façon. Si nous faisons les choses comme nous les avons toujours faites, nous ferons toujours de la même façon. Alors il se passera toujours le même résultat, on s’enlisera dans notre problème sans trouver de manière de s’en sortir. Si on veut changer, il faut faire différemment. Le changement se fait dans la vraie vie, avec l’expérience : c’est l’approche que je propose dans cette forme de thérapie, en proposant d’expérimenter une nouvelle façon de se percevoir, en expérimentant le lâcher-prise, en s’autorisant l’expérience du narcissisme. Bref, en vivant le changement dans le corps et dans l’esprit pour pouvoir se l’autoriser plus facilement ensuite.

Car c’est par l’expérience que l’on peut se rendre compte que nos croyances sont un peu fausses, limitantes, et qu’il est possible de voir les choses différemment, sous une autre réalité. Pour cela, il faut être prêt·e à les remettre en cause.

Mon approche avec la photo-thérapie brève se veut loin des thérapies « plombantes » où l’on viendrait ressasser ses problèmes et tourner en boucle sur les malheurs du monde. Mettre de l’humour, du jeu, de l’art, du beau dans la thérapie, permet de dédramatiser le réel sans le minimiser, et de remettre de la vie dans la problématique. C’est en cela que je propose une thérapie « vivante » et créative.

Déontologie

J’ai une formation de psychopraticienne (relation d’aide, PNL, systémie, psychopathologie), mais je ne suis pas psychologue. Je ne suis pas habilitée à recevoir des personnes souffrant de maladies psychiques, de dépression, de TCA, ou de syndrome post-traumatique. Il peut arriver que passer par la photo puisse aider dans l’un de ces cas de figure, et cela peut même être très bénéfique, mais je ne dois pas être la première personne à qui vous en parlez : un suivi avec un·e professionnel·le de santé sera primordial.

Je me réserve le droit de refuser d’accompagner un·e client·e si j’estime ne pas être la bonne thérapeute pour elle. Dans ce cas, je pourrais rediriger vers une personne plus qualifiée.

La personne qui vient me voir l’est de son plein grès. Si vous souhaitez offrir un parcours de photo-thérapie à un·e proche, il faut que cette dernière soit d’accord, prêt·e et intéressé·e par la démarche. On ne peut pas aider quelqu’un qui n’est pas prêt·e ou qui n’en a pas envie. (voir « bon cadeau« )

Tout ce qui est dit en séance est confidentiel, dans un cadre bienveillant et de non-jugement. Les photos présentes sur mon site et dans ma communication sont publiées avec l’accord des personnes y figurant : aucune photo n’est diffusée sans votre accord.


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