Notre premier exercice : se faire dessiner selon sa propre perception

Il est très fréquent que les personnes aient une vision d’elles-mêmes très différente de la réalité. Après tout, c’est impossible d’être objectif sur soi-même, mais parfois il rend le regard sur soi particulièrement négatif. Alors j’ai voulu interroger ce décalage, le rendre concret pour en faire un premier axe de travail.

Je vous présente ici le premier exercice que l’on fait pour débuter notre travail ensemble (dans la formule complète).

Je m’associe à le dessinateur Guillaume Kolacz pour vous proposer cet exercice original et surprenant :

  1. Décrivez-vous telle que vous vous percevez
  2. J’envoie cette description à Guillaume qui va en faire un croquis
  3. On analyse ce croquis, vous et moi, et on discute de votre perception !

À quoi ça ressemble ?

L’objectif

Personne ne prend le temps de se regarder objectivement et de se décrire, nous avons une vision fantasmée de soi : l’exercice permet ce « recentrage ». S’entendre soi-même se décrire permet aussi une prise de conscience sur la dureté du regard sur nous. Ça peut parfois être assez révélateur.

C’est aussi un prétexte pour se regarder « à la troisième personne », constater ce qu’on a exagéré… ou oublié !

Enfin, c’est le début d’un travail de réappropriation de votre image, et un début de relation entre vous et moi, réduisant le stress de la séance photo

Bien sûr ce n’est pas un « portrait-robot », c’est un exercice intriguant et original, réalisé grâce à un dessinateur très talentueux !

Retour d’expérience

« M’entendre parler de mon corps comme ça, le fait de le dire à l’oral ça permet de prendre conscience que j’étais violente avec moi-même, que ça fait longtemps que je dis des choses horribles sur mon corps, qu’il fallait que, je sais pas comment dire, qu’il fallait que ça change. Qu’il y avait que moi qui allait devoir m’arrêter de me décrire comme ça, lâcher un peu. » Clémentine

“Durant l’exercice j’ai trouvé que j’étais plus douce avec moi, je voyais vraiment mes défauts, alors que d’habitude on se les imagine. J’ai aussi trouvé des choses à apprécier, ça rend le regard moins dur, plus équilibré.” Estelle

« J’ai tellement l’habitude de me voir que je me vois plus. Je ne saurais pas dire à quoi je ressemble. On a tellement l’habitude de se voir qu’on s’oublie, dans tous les sens du terme. Là j’ai du me confronter à moi-même. » Sophie

Si l’exercice vous tente, et que vous avez envie de débuter un travail sur vous via la photographie, ou si simplement vous avez des questions, vous pouvez me contacter 🙂